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Célébrons nos mamans avec des fleurs !

Célébrons nos mamans avec des fleurs !

A en croire Wikipédia, la Fête des Mères remonterait à la Grèce antique. Lors de cérémonies printanières, les grecs célébraient Rhéa (ou Cybèle), mère de Zeus et Grande Mère des dieux. Ce culte était célébré à l’époque aux Ides de mars dans toute l'Asie Mineure, puis par les Romains qui mettaient leurs matrones à l’honneur le 1er mars lors des Matronalia ainsi que Cybèle lors des Hilaria. Dans le monde antique déjà, ces fêtes avaient toutes lieu au printemps, saison de la fertilité.

Au XVe siècle, les Anglais ont commencé à célébrer le Mothering Sunday, d'abord au début du carême puis le quatrième dimanche de la période de jeûne. Ce n’est qu’en 1908 que les États-Unis inventent la Fête des Mères telle qu’on la connait aujourd’hui. Ils instaurent en effet le Mother's Day, suite à une campagne lancée par l’institutrice Anna Jarvis, soucieuse de rendre hommage à sa défunte mère et de célébrer les mamans de manière générale. Le Royaume-Uni adopte cette fête en 1914 et c’est ensuite l'Allemagne qui l'officialise à son tour en 1923. D'autres pays suivent comme la Belgique, le Danemark, la Finlande, l'Italie, la Turquie ou l'Australie.

En France, la première cérémonie dédiée aux mères est revendiquée par le village d'Artas, en juin 1906. En 1918, la ville de Lyon célèbre la journée des mères en hommage aux mères et aux épouses qui ont perdu leurs fils et leur mari durant la Première Guerre mondiale. Le gouvernement officialisera une « journée des mères » en 1929.

Dites-le avec des fleurs

Bien que l’origine de cette tradition diffère d’un pays à l’autre, tout le monde semble offrir des fleurs à l’occasion de la fête des mères. En France, il s’agit d’ailleurs, après Noël, de la journée la plus importante de l’année pour le marché de l’horticulture.

On estime le nombre de fleurs cultivées pour la Fête des Mères à plusieurs centaines de millions, un volume remarquable pour une denrée saisonnière aussi périssable. Fête des mères, Noël, Saint Valentin… Le fait qu’on puisse acheter des fleurs tout au long de l’année à un prix raisonnable est un parfait exemple de l’impact de la mondialisation et de l’amélioration des réseaux de transport sur certaines industries.

Avant les années 1970, la plupart des fleurs coupées étaient cultivées dans des serres par des producteurs de taille modeste, puis vendues localement. Quand le prix du pétrole a explosé en 1973, le coût de production des fleurs sous serres chauffées est également monté en flèche. On a alors commencé à cultiver ces fleurs dans des régions où le climat le permet tout au long de l’année et, aujourd’hui, la plupart des fleurs coupées ne sont cultivées que dans une poignée de pays.

Les fleurs sont par exemple le second marché d’exportation de la Colombie, après le café, et 90 % des fleurs qui y sont produites sont exportées vers les Etats-Unis et le Canada. Le Kenya, où la majorité de la production est consacrée aux roses, est le quatrième plus gros exportateur du marché. Plus d’un tiers des roses vendues en Europe en proviennent et la production a également augmenté de manière spectaculaire en Equateur, en Ethiopie, au Zimbabwe et en Malaisie. 

Des fermes aux fleuristes

Selon Tania Bensoussan-Arthur, Directrice de la Souscription Specialty chez XL Catlin en France : « Les fleurs étant un produit très fragile, chacun des intervenants doit être équipé pour qu’elles restent fraîches tout au long de la chaîne de distribution. Une fois coupées, elles doivent être refroidies lentement avant d’être soigneusement emballées. Au cours de leur transport, l’humidité, la température et la qualité de l’air doivent être contrôlées, et ce jusque chez le fleuriste. »

C’est la création d’une véritable « chaîne du froid » et la mise en place de vols journaliers vers les principaux pays acheteurs qui ont permis la transformation du marché. L’industrie de la floriculture kenyane s’est ainsi rapidement développée après la construction d’un terminal dédié aux fleurs et aux légumes à l’aéroport de Nairobi, situé à moins de 100 kilomètres de la principale région de production, autour du lac Navaisha.

Il ne faut ainsi que deux ou trois jours pour qu’une fleur cultivée au Kenya soit livrée chez un fleuriste en France. Après avoir été coupée près du lac Navaisha, elle est transportée dans un camion jusqu’au terminal de Nairobi, d’où elle sera expédiée en cargo par avion jusqu’à un entrepôt en Hollande, le tout en étant soigneusement réfrigérée. De là, elle sera vendu à un grossiste qui la revendra à son tour à une chaîne ou à un fleuriste indépendant. Elle voyagera enfin jusqu’en France dans un autre cargo, avant d’être livrée par camion, toujours réfrigéré.

Tout au long de cette chaîne logistique, une panne des équipements de réfrigération pourrait avoir des conséquences dramatiques et résulterait en la livraison d’un lot de fleurs fanées. Et bien que le « Langage des fleurs » n’associe pas de signification particulière à une fleur fanée, on peut présumer que cette dernière ne sera pas interprétée comme un « je t’aime, Maman ».

Ces risques sont d’autant plus prononcés autour de la Fête des Mères et de la Saint Valentin. La rentabilité des acteurs du marché dépend largement de leur capacité à capitaliser sur ces occasions et les enjeux sont donc de taille. Durant les quelques jours précédents ces événements clés, chaque maillon de cette chaîne du froid sophistiquée s’active à plein régime et la probabilité d’un dysfonctionnement quelconque est accrue.

Pour tout intermédiaire de ce marché, et particulièrement pour un grossiste, une assurance recouvrement permet de protéger sa rentabilité. Juliette Barré, Souscripteur Senior en assurance de Risques Politiques et Risques de Crédit chez XL Catlin, décrit les fleurs coupées comme « un exemple type d’industrie qui repose sur un cycle de flux de trésorerie ». Selon elle : « les grossistes ont besoin d’un fonds de roulement pour acheter leur inventaire. Les banques qui le leur fournissent sont ainsi confrontées à un risque de crédit. En effet, les grossistes sont dépendants de la capacité à payer de leurs détaillants. Un défaut de paiement peut facilement mettre en danger leurs bénéfices annuels, voire leur entreprise. »

« Ce risque est d’autant plus important à la Fête des Mères puisque cette période représente un pourcentage important des ventes annuelles. L’assurance-crédit permet ainsi de protéger un grossiste en cas de difficulté de paiement de ses partenaires, et est d’autant plus nécessaire sur un marché soumis à des variations saisonnières. »

La Fête des Mères est l’un des évènements les plus célébrés à travers le monde. Et sans fleurs, pas de Fête des Mères ! Après tout, rien n’est trop beau pour Maman…

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